Fiscalité à Malte en 2026 : le guide complet pour les expatriés
C'est l'un des principaux moteurs de l'expatriation à Malte : une fiscalité parmi les plus douces d'Europe, sans pour autant être un paradis fiscal sans règles. Le cœur du système, c'est le régime « non-dom » et la remittance basis. Voici, concrètement, comment vous serez imposé en tant qu'expatrié à Malte en 2026.
À retenir
- En tant que résident non domicilié, vous n'êtes imposé que sur vos revenus maltais et sur les revenus étrangers que vous rapatriez effectivement à Malte (remittance basis).
- Les revenus étrangers rapatriés sont taxés à 15 % ; ceux laissés à l'étranger ne sont pas imposés à Malte.
- Un impôt minimum de 5 000 €/an s'applique si vos revenus étrangers dépassent 35 000 €.
- Pas de taxe foncière annuelle, pas d'impôt sur la fortune, pas de droits de succession.
- Il faut être un résident réel (logement, présence, assurance santé) — pas une simple boîte aux lettres.
Le principe : résidence non-domiciliée et remittance basis
La fiscalité maltaise repose sur la distinction entre résidence et domicile. Un expatrié qui s'installe à Malte devient résident, mais reste « non domicilié » (non-dom). Conséquence : il n'est imposé que sur deux choses — ses revenus de source maltaise, et ses revenus étrangers qu'il rapatrie effectivement à Malte.
Les revenus étrangers qui restent hors de Malte ne sont pas imposés sur l'île. C'est le mécanisme dit de remittance basis, la pierre angulaire de l'optimisation fiscale légale à Malte.
Le taux de 15 % et l'impôt minimum
Pour un résident non domicilié, les revenus étrangers transférés à Malte sont généralement taxés à un taux de 15 %. Les revenus conservés à l'étranger échappent à l'impôt maltais.
En contrepartie, un impôt minimum annuel s'applique : 5 000 € par an dès lors que vos revenus étrangers dépassent 35 000 €. C'est le « ticket d'entrée » du régime.
Retraités : exonération des pensions et Malta Retirement Programme
Malte est particulièrement attractive pour les retraités. À partir de l'année fiscale 2026, les revenus de pension sont entièrement exonérés d'impôt pour les résidents de 61 ans et plus, sans plafond de montant.
Pour les profils patrimoniaux, le Malta Retirement Programme (MRP) offre un taux fixe de 15 % sur les revenus étrangers rapatriés, avec un impôt minimum de 7 500 €/an pour le demandeur principal et 500 € par personne à charge.
Ce que Malte ne taxe pas
Au-delà des taux, c'est l'absence de plusieurs impôts qui fait la différence :
- Aucune taxe foncière annuelle sur la propriété.
- Aucun impôt sur la fortune.
- Aucun droit de succession ni de donation.
- Fiscalité des entreprises ramenée à ~5 % effectif via le système de remboursement aux actionnaires.
Les conditions : une vraie résidence, pas une boîte aux lettres
Le régime n'est pas un montage de papier. Pour en bénéficier, vous devez résider réellement à Malte : disposer d'un logement (achat ou location), y être physiquement présent, transférer vos pensions ou revenus sur un compte maltais et souscrire une assurance santé.
C'est précisément là qu'un accompagnement local (logement éligible, démarches, conseiller fiscal) sécurise votre installation.
Et côté français ?
Tant que vous restez résident fiscal français, vous êtes imposable en France sur vos revenus mondiaux. Pour bénéficier de la fiscalité maltaise, il faut transférer effectivement sa résidence fiscale à Malte, dans le respect de la convention fiscale franco-maltaise — un point à valider avec un conseiller avant de partir.
Questions fréquentes
Pour un résident non domicilié, les revenus étrangers rapatriés à Malte sont taxés à 15 %, avec un impôt minimum de 5 000 €/an au-delà de 35 000 € de revenus étrangers. Les revenus laissés hors de Malte ne sont pas imposés.
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